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Pourquoi Bali ?

Bali… son nom déjà évoque l’évasion et l’exotisme. Quatre lettres qui suffisent à nous faire voyager, même à distance. J’avais tellement entendu de bien de cette île indonésienne à la nature luxuriante et à l’esprit zen que je me devais de l’intégrer dans mon périple de 3 mois en solo. Je savais d’avance que je m’y sentirais bien et que j’allais y découvrir de véritables merveilles. C’est donc tout naturellement que Bali a constitué la troisième étape de mon voyage en Asie au printemps 2017, après le Kérala en Inde et les Philippines.

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Mon itinéraire : Aéroport Denpasar, Uluwatu, Sanur, ile de Nusa Lebomgan, ile de Gili Air (Lombok), Ubud, Jimbaran, Aéroport Denpasar

 

Mes coups de cœur

Incontestablement l’ile de Gili Air appartenant à Lombok et située à quelques heures en bateau de l’ile de Bali. Tant d’éloges faites sur ce trio insulaire que sont les iles de Gili Air, Gili Meno et Gili Trawangan, qu’il fallait que j’en visite au moins une ! J’ai choisi la plus calme et la plus authentique : Gili Air, où je me suis posée quelques nuits pour me ressourcer dans un superbe bungalow avec hamac sur la terrasse et douche à ciel ouvert !

 

 

Dès mon arrivée, j’ai été séduite par l’ambiance qui y règne. Ici, pas de voiture mais que des deux roues (quelques scooters et surtout beaucoup de vélos), calèches et piétons. Des petits chemins caillouteux, quelques boutiques et restaurants, des hôtels typiques, des agences d’excursions et de plongée. On fait le tour de l’ile à pied en 1h et c’est un pur bonheur de déambuler sous le soleil dans cette atmosphère bohème qui respire la sérénité.

 

 

Ici, à moins de passer la barrière de corail, la baignade s’avère compliquée à cause de la très faible profondeur de l’eau. Puis les coraux font mal aux pieds. Mais il est évidemment possible de s’offrir des sorties en mer pour aller observer les tortues et la riche faune sous marine.

 

 

J’ai adoré me balader le soir à la nuit tombée sur l’ile. Il est facile de se poser pour observer les étoiles car il y a peu de lumières polluantes sur l’ile. On se sent en pleine nature, avec le bruit des vagues et des petits insectes nocturnes en fond. Contempler l’immensité de l’univers et faire un vœu.

Curieusement, même seule je m’y sentais en sécurité. Tout le monde vit à la cool et les touristes sont choyés. Certaines parties de l’ile sont parsemées de restaurants de bord de plage avec pilotis sur le sable, écriteaux aux formules magiques et du reggae en fond sonore pour la convivialité. Se poser avec un cocktail au bord de l’eau a été mon activité favorite pendant ces 4 jours. Gili Air m’a apporté la sérénité dont j’avais besoin après 2 mois passés dans le tumulte d’endroits très touristiques.

 

 

 

2ème coup de coeur : Ubud ! C’est l’endroit où j’ai séjourné le plus de temps pendant tout ce voyage de 3 mois en Asie. Très touristique certes mais tellement riche en expériences ! On m’en avait dit tant de bien, et j’ai compris pourquoi ! A partir de Ubud, quasiment toute l’ile est accessible grâce à sa situation centrale. J’y suis d’ailleurs arrivée sans trop avoir conscience de tout ce qu’elle allait m’apporter, et j’y suis restée au final une douzaine de nuits, le temps de me ressourcer et participer à toutes les activités artistiques et touristiques qui m’inspiraient. La ville d’Ubud a tout pour séduire : des centaines de restaurants au charme différent, des temples, des boutiques de vêtements, de décoration, de souvenirs en tous genres. Des bijoux bohèmes aux statues design, des showroom de peintures aux vendeurs de glace en passant par les boutiques de prêt-à-porter de luxe, on trouve de tout ! Cet esprit hippy chic très coloré qu’on trouve à chaque coin de rue m’aura fait perdre la tête ! Heureusement que mon sac à dos était déjà rempli et qu’il a donc limité mes achats…

Ubud c’est aussi une entrée directe sur les rizières qui l’entourent. Depuis mon hôtel, j’y avais accès en même pas deux minutes à pied : le rêve ! Et c’est un paysage magique qui vous saute aux yeux, resplendissant de couleurs et de lumière. De tout mon voyage en Asie pendant 3 mois, je n’ai connu aucun taux d’humidité si élevé qu’à Ubud. Les pages de mon Routard et de mon carnet de voyage sont restées gondolées pendant tout mon séjour ici ! Et je vous laisse imaginer le calvaire pour faire sécher mes vêtements…

 

 

 

Voici un résumé de mes activités à Ubud :

  • Le Sanctuaire Sacré de la Forêt des singes, un lieu incroyable où cohabitent plus de 600 macaques en liberté dans une immense jungle servant de laboratoire naturel pour l’éducation. Selon les croyances hindouistes, ce lieu situé au cœur de la cité est censé apporter paix et harmonie pour les visiteurs. Certes c’est un endroit agréable mais ses habitants imprévisibles sont plutôt déroutants. On déambule autour de trois temples disséminés en pleine nature et dans une végétation dense et tropicale. Et partout, des singes. Petits et grands, qui marchent à côté de vous, crapahutent ou se chamaillent. Nos regards inquiets et nos pas hésitants, on avance incertains sur des sols glissants recouverts de mousse. Mais le charme opère car le lieu est insolite et de toute beauté. D’immenses arbres s’entrelacent, les fougères fleurissent sur les murs verdis de mousse, le soleil traverse la végétation, la nature domine les aménagements pour le plus grand bonheur de nos pupilles. Et ce ruisseau qui passe sous ces ponts en bois.. c’est magique ! Et c’était sans compter sur ce macaque qui m’a sauté dessus pour essayer d’ouvrir mon sac à dos et y dérober quelque chose ! Après quelques secousses d’épaules, j’ai réussi à le faire partir… ouf. Faire le parcours à deux n’est pas rassurant, certains couples sont amusants à voir. Alors imaginez seule… c’est quelque peu effrayant ! Des consignes nous sont données de ne pas fixer les singes dans les yeux ni se promener avec de la nourriture car ils ne vous lâcheront pas. Vous pouvez acheter des bananes pour qu’un macaque vous grimpe sur l’épaule et prendre une photo. Moi je n’ai même pas eu besoin de banane !

 

 

 

  • Cours de yoga chez Intuitive Flow Yoga Studio : je me suis dit que Ubud serait le lieu idéal pour pratiquer à nouveau le yoga. Depuis l’Inde fin mars 2 mois plus tôt, le yoga commençait à me manquer sérieusement. J’ai donc comparé les tarifs des différents centres de yoga et me suis prise une carte de 5 cours de 1h30 à 5€ chacun pour prendre soin de moi. Reprise du yoga tout en douceur avec des cours beaucoup moins disciplinés qu’en Inde et des professeurs amusés de nous voir suer en maintenant les postures sous cette chaleur accablante. L’un deux nous explique que le sourire est le secret des balinais pour laisser de côté leurs soucis et permettre au bonheur d’entrer dans leur cœur. Commencer la journée en riant aide à prendre la vie du bon côté et s’attirer des ondes positives. Des purs moments de détente passés dans ce centre.

 

 

 

  • Jatiluwih Rice Terrace, des rizières incroyablement étendues que j’ai visitées à moitié sous la pluie… autant vous dire que j’ai bien ressenti l’humidité ambiante ! Mais on se sent bien dans cette nature apaisante. Le soleil n’était pas au rendez-vous mais ce ciel chargé de gris offrait une lumière particulière au lieu. Une balade de 3h, seule au milieu de tout ce vert à perte de vue. Une immense vallée de terrasses de riz dans laquelle on circule par des petits chemins boueux glissants. Puis un moment, un temple, perdu au milieu de nulle part. Et enfin le retour, sous la pluie d’abord contrariante, finalement rafraîchissante… On respire l’air pur !

 

 

 

  • Mont Batur – 1717 m d’altitude – Début d’ascension du volcan en groupe à 4h du matin dans une nuit noire, éclairée de nos lampes de poche. Le début est plutôt facile et plat, puis la pente s’accentue et des milliers de cailloux roulent facilement sous les pieds. Puis le chemin se fait plus étroit avec des roches, plus stables pour avoir de bonnes prises et grimper. Des passages de terre noire glissante compliquent la montée. Bientôt, le ciel s’éclaircit et laisse apparaître son immense cratère recouvert de nuages épais. La vue est magique. Un bleu intense et des reliefs noirs. Parfois, il faut faire de grandes enjambées et surtout rester très concentré pour ne pas chuter. Dans le ciel, on aperçoit déjà les couleurs rouge-orange du soleil qui pointe le bout de son nez. On poursuit l’ascension et une fois en haut, c’est à couper le souffle ! Les couleurs sont irréelles. On voit le lac sous les nuages dans le cratère qui apparaît peu à peu. Les silhouettes des arbres se dessinent dans les nuages cotonneux. J’adore cette vision. Il fait froid, alors on remet nos polaires. On se pose, on savoure le moment, et tout d’un coup, l’apparition de la forme arrondie du soleil nous rend fous de joie. Les rayons transpercent les nuages et créent des nuances de couleurs arc-en-ciel. On se croirait au Pays des Bisounours. J’ai envie de courir et sauter sur les nuages pour aller toucher le soleil. En trame de fond, le Mont Rinjani de l’île de Lombok est merveilleusement mis en valeur par des rais de lumière horizontaux qui créent un dégradé de couleurs surnaturelles. C’est splendide. On admire ce lever du soleil tellement inspirant que Dame Nature offre à nos yeux. J’avais ça dans un coin de ma tête sans que ce soit forcément un rêve mais grimper en haut d’un volcan pour vivre ce genre de moment reste inoubliable. De l’autre côté du cratère, la montagne est belle. Des singes sortent de leurs cachettes et chahutent. Des vapeurs s’échappent des roches du volcan. On a même pu en approcher une en redescendant et sentir la chaleur émaner d’un trou menant certainement au cœur du volcan encore actif. Super impressionnant et intrigant de s’imaginer ce que serait une montée de lave depuis le cratère… La descente sera difficile car il faut rester plus que concentré pour ne pas glisser sur les roches, les cailloux ou la terre. Et nos jambes fatiguées nous rappellent qu’il vaut mieux prendre son temps. Les nuages se dissipent sur le lac et on aperçoit les habitations et la végétation. Puis une fois en bas, dans notre dos, le volcan apparaît enfin sous nos yeux. On ne l’avait pas vu jusque-là, dans la nuit noire. On dirait une mâchoire bien symétrique. Fiers de nous, on repart le cœur léger avec cette ascension insolite qu’on n’est pas prêt d’oublier… La nature nous rappelle à quel point on n’est rien face à son immensité. Alors respectons-la, observons-la, et profitons-en tant qu’on a la possibilité de s’ébahir et garder notre âme d’enfant.

 

 

 

  • Temple Pura Gunung Kawi Sebat : son bassin enchanté, ses oiseaux qui viennent effleurer l’eau pour s’abreuver, ses statuts colorées et sa fontaine de purification… très joli endroit.

 

 

 

  • Temple Pura Tirta Empul : une source sacrée qui attirent les pèlerins venus se purifier dans les eaux miraculeuses de ces temples qui auraient des pouvoirs magiques de guérison et de survie. Une scène qui impose le silence et le recueillement. Un lieu plein de spiritualité. Ici respire l’âme de Bali.

 

 

 

  • Temple de Gunung Kawi : des gigantesques pagodes sculptées dans des murs de pierre, un ruisseau ressourçant, des rizières comme cadeau de bienvenue… un temple reposant et datant du 10e siècle.

 

 

 

  • Cours de poterie chez Artha Ceramic. Après quelques modelages réalisés à plat sur une table (un tampon et un vide poches), je me suis lancée pour la première fois de ma vie sur un tour de potier. Ça a l’air si simple quand le professeur le fait mais il faut acquérir une certaine dextérité pour réussir à produire une forme arrondie et régulière. La sensation de l’argile humide sur les doigts sous l’effet de la roue est extraordinaire. Et voir l’objet se former à vue d’œil magique. Ça me fascine ! Plusieurs tentatives dont beaucoup d’infructueuses mais le plaisir est là. J’ai réalisé un petit rêve ce jour-là.

 

 

 

  • Cours de peinture Batik chez Nirvana Batik Course. Originaire de l’île de Java près de Bali, cette technique se réalise sur une toile de coton. J’ai choisi de dessiner Bouddha car plusieurs fois il m’a subjugué pendant mon long périple. Après avoir dessiné à main levée le dessin sur la toile, on passe sur les contours avec de la cire chaude, très chaude (croyez-en mon genou !), puis on applique de la peinture à l’eau à l’intérieur des zones de dessins. On peut créer différentes nuances de couleurs en appliquant plus ou moins d’eau et en mélangeant plusieurs teintes. Une fois la toile remplie de couleurs, on laisse sécher au soleil et on applique de la cire chaude au gros pinceau partout sur l’ouvrage pour figer les couleurs. A ce moment, difficile de croire que ça va rendre quelque chose ! Ensuite, on trempe la création dans de l’eau bouillante pour retirer la cire puis on la rince à l’eau claire. Enfin, on essore avec du papier journal et un petit coup de fer à repasser finalise la peinture ! Plutôt amusée de cette découverte intéressante et fière de mon Bouddha bleu qui trône aujourd’hui dans un cadre !

 

 

 

Mon meilleur souvenir

Sans même avoir mis le pied dans les allées pavées de Tagallalang, depuis la rue en arrivant, le décor paraît irréel avec ses courbes trop parfaites. Cette lumière qui rayonne à travers les feuilles des palmiers, cocotiers, bananiers, ces terrasses harmonieusement dessinées, ces dégradés de verts, ces chapeaux pointus qui s’activent paisiblement… on ne s’en lasse pas et les yeux sont forcément écarquillés devant une telle beauté. On croirait assister à la scène d’un film. C’est d’ailleurs ici que Julia Roberts a trouvé son inspiration pendant le tournage du film « Mange, Prie, Aime ». Et on comprend aisément pourquoi… De terrasse en terrasse, chaque vue est propice à la contemplation et Bali n’a pas fini d’étonner. C’est reposant et merveilleux. Ce sont les plus belles terrasses que j’ai vues de l’île, tout en verticalité et majestueuses. Les femmes transportent des noix de coco dans un panier sur leur tête de haut en bas des rizières. D’autres secouent le riz dans leur tamis, ou nous sourient avec le plus beau des sourires asiatiques. Côtés négatifs de la visite : on nous oblige à payer pour des donations et accéder aux terrasses. Et à payer pour aller aux toilettes. Dans la rue, les commerçants nous harcèlent incessamment pour nous inciter à visiter leur boutique. C’est l’aspect le plus pénible de ce séjour pour lequel j’essaie de garder mon self-control… Être touriste en Asie, c’est un peu comme si vous étiez une star et que vous ne pouviez plus sortir dans la rue sans qu’on vous sollicite à tout bout de champ. Insupportable sur la durée, mais cela n’entache en rien cette balade inoubliable en plein cœur de la nature.

 

 

 

Une anecdote mémorable

La traversée en bateau de Gili Air à Ubud… une journée de galères et de frayeurs ! Déjà triste de quitter mon bel hôtel avec hamac sur Gili Air, cette île tranquille, j’ai dû attendre 2h après le check-out qu’on embarque tout d’abord sur un petit bateau jusqu’à Gili Trawangan pour débarquer et embarquer des passagers. Le peu que j’ai vu de cette île dédiée à la fête est simplement une déchetterie ! Aucun regret de ne pas y avoir séjourné.

Ensuite, on a embarqué sur un gros bateau pour effectuer les 3h de trajet jusqu’à la première étape : Nusa Lembongan. Pour monter sur le gros bateau, petit passage les pieds dans l’eau puis on grimpe sur le devant du bateau et on doit longer les côtés comme des équilibristes sur des rebords très étroits et glissants. Un papi faiblard d’environ 70 ans se lance le premier et arrive sur le côté du bateau. Il tente en vain de s’agripper aux poignées mais tombe ni une ni deux en arrière dans l’eau à plus de 2 mètres de haut ! Tout le monde pousse un cri et je suis atterrée de voir que l’équipage l’ait si peu aidé et à quel point parfois, embarquer sur leurs bateaux peut être rocambolesque ! Notre sécurité est mise à l’épreuve et on doit faire preuve de vigilance pour ne pas se casser une jambe. Heureusement, le petit grand-père s’est fait plus de peur que de mal… La capitaine du bateau nous a prévenus que le trajet promettait d’être agité à cause de la mer déchaînée… super ! J’ai pris mon cachet, ça devrait aller…

Effectivement, avec la vitesse du bateau rapide, la coque claque sur l’eau à cause des grosses vagues. Plus ça va et plus ça secoue. On se croirait dans des montagnes russes, ça procure un peu les mêmes sensations dans l’estomac. Vous savez comme pendant les turbulences de l’avion, on monte et on descend de manière saccadée et brutale. A un moment, tout le monde crie en même temps tellement le bateau retombe fort sur la mer ! Ça donne un peu les chocottes et avec cette chaleur moite, on suffoque là-dedans !

Arrivés à Nusa Lembongan, on débarque et embarque des passagers puis on attend encore 30 interminables minutes. Arrivés à Sanur sur l’île de Bali,  le bateau essaie de se stabiliser sur la plage mais c’est sans compter sur les vagues qui le secouent violemment et rendent le débarquement impossible, à moins de se retrouver trempé des pieds à la tête. On repart donc se garer à un autre endroit. Il fait nuit et on a 1h de retard.

De là, je bénéficie d’un transfert inclus dans le package que j’ai booké avec le croisiériste jusqu’au centre-ville d’Ubud. J’ai repéré mon hôtel sur Maps.me, une carte GPS utilisable en mode hors ligne et je demande au chauffeur de m’arrêter plus tôt vu que mon hôtel se situe avant le centre. Je cherche, je cherche… jusqu’à ce que les taxis m’apprennent que mon fameux hôtel que je trouvais « pas cher avec piscine et moustiquaire » est situé à 3 km de là ! Merci booking.com d’indiquer des situations d’hôtels erronées… Je n’ai plus de batterie sur mon téléphone mais je parviens vite fait à commander un Uber. Ouf ! Les taxis prennent beaucoup trop cher ! Une fois que je vois l’enseigne de l’hôtel, je sors du Uber. Manque de bol, le début du nom de l’hôtel est le même mais ce n’est pas le bon hôtel ! Heureusement, je tombe sur un propriétaire gentil et compatissant qui appelle l’hôtel pour qu’ils viennent me chercher en scooter gratuitement. C’est encore à moins d’un km, au bout d’une longue route obscure… Je suis sensée être entourée de rizières mais je découvrirai tout ça le lendemain ! J’ai une salle de bain immense et un lit à baldaquin. Je resterai dans cet hôtel une douzaine de nuits au final, un véritable petit coin de paradis. N’ayant rien mangé de la journée à part mon petit déjeuner, je pars dévorer un bon petit plat du coin avec du canard fumé, des légumes et du riz jaune : délicieux !

De retour dans ma chambre, le pompon final pour en finir avec cette journée éprouvante… une énorme araignée dans la salle de bain !!! Oh mon dieu ! Je n’ai même pas crié. J’ai même réussi à la regarder. Vous vous rappelez l’araignée de cocotiers qui se trouvait à l’extérieur d’une fenêtre de salle de bain en Inde ? Et bien c’était la même… merci de m’avoir rendue à nouveau visite, il ne fallait pas ! Je suis allée chercher de l’aide et un garçon du personnel de l’hôtel l’a attrapée dans un sac plastique. C’est qu’elle était vive en plus ! Des araignées ou des blattes finalement, je ne sais pas lesquelles je déteste le plus… mon cœur balance… Heureusement que la moustiquaire du lit m’a rassurée pour passer une nuit paisible, loin de tout le chahut de la journée.

 

Les souvenirs de ma valise

De mon voyage à Bali, j’ai ramené un sarouel à dominante verte composé d’un patchwork de tissus bohèmes, un petit bracelet fin orangé, une jolie carte postale sur le yoga, un bikini en dentelle et du « kopi luwak » (un café au goût très fort récolté dans les excréments d’une civette asiatique, le luwak, qui consomme les cerises du caféier mais ne digère pas leur noyau).

 

Quelques conseils

  • L’idéal à Bali est de louer un scooter pour se déplacer sur les iles. Uber est présent mais gare aux taxis qui interdisent l’accès aux chauffeurs Uber !
  • N’hésitez pas à goûter tous les délicieux plats typiques de l’île, que ce soit dans les modestes warungs en bord de route, ou dans ces jolis restaurants qui ressemblent à de véritables temples avec leurs vieilles pierres ornées de dragons et autres singes, leurs fontaines, leurs fleurs et l’encens qui embaume et enivre. La gastronomie balinaise offre une explosion de saveurs ! La noix de coco est reine, servie avec de la viande, du poisson, des légumes, du riz, des cacahouètes ou des œufs… vous trouverez forcément votre bonheur.
  • Dans les temples où vivent des singes, soyez prudent avec vos effets personnels. Mettez lunettes de soleil, appareil photo et aliments bien au fond de votre sac à dos que vous prendrez bien soin de fermer car les petits malins n’hésitent pas à sauter sur votre dos et ouvrir les fermetures éclair pour y dérober vos trésors !
  • J’ai personnellement fait le choix d’éviter les lieux de nage avec les dauphins (comme Lovina Beach par exemple dans le nord de l’ile) et les villes réputées pour leur ambiance festive comme Kuta car j’ai tendance à privilégier le tourisme responsable et « slow », c’est-à-dire respectueux de l’environnement et orienté vers les échanges avec la population locale. Même si beaucoup d’endroits à Bali sont hyper fréquentés, vous pouvez tout à fait séjourner dans des hôtels en pleine nature et profiter d’activités au grand air (randonnée sur les volcans, rizières, temples, plages, balade en vélo, etc) ou de créations artistiques (poterie, cours de peinture batik, de cuisine, de yoga, de photo, de fabrication d’offrandes aux Dieux, etc). Impossible de s’ennuyer à Bali !
  • Si vous aimez le silence et la plénitude, optez pour Gili Air ! Je n’y suis restée que 3 nuits mais j’aurais dû rester bien plus longtemps tant il est agréable d’y poser ses valises. Entre balades à pied ou à vélo, farniente sur la plage ou soirées dans les  bars de plage la nuit tombée, on se la coule douce et on ne veut plus quitter les lieux ! Un petit conseil : évitez de loger près de la mosquée pour ne pas être réveillé par le muezzin 5 fois par jour.

 

Mes hôtels

Uluwatu : Homestay D’Kasim

Sanur : Yulia 1

 

 

 

Nusa Lembongan : Naturale Guest House

 

 

 

Gili Air : Gili Kolanta Indah Bungalows

 

 

 

Ubud : Arjana Bungalows 2

 

 

 

Nusa Dua : Bali Tropic Resort & Spa

 

 

 

Nusa Dua : Bali Witz Hotel

 

 

 

Jimbaran : New Asta Graha

 

 

 

Le mot de la fin

Bali m’a fait rêver. Ou plutôt, l’île m’a apaisée. J’y ai tout trouvé sur place : des hôtels confortables aux rizières grandioses, en passant par les innombrables boutiques et une gastronomie succulente, on s’y sent comme chez soi ! Ici le touriste est roi. Les commerçants et chauffeurs de taxis sont à l’affût, et même si au quotidien leur insistance peut être déconcertante, on se retrouve forcément imprégné par cette ambiance bohème et tranquille qui règne sur l’ile. Parfois surfaite, parfois impressionnante, Bali a beaucoup de charme et mérite de s’y arrêter quelques jours, ne serait-ce que pour la gentillesse de ses habitants et l’originalité de ses temples. Une pléiade d’activités culturelles et artistiques et une philosophie axée sur la sérénité. En somme, une escale bienveillante qui nous veut du bien.

 

Florilège de clichés

 

 

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