Les coulisses d’un voyage en backpack

Je tenais à vous dévoiler la face cachée de mon voyage de 3 mois en Asie. Oui, car un périple aussi long et aussi loin, croyez-moi, ça n’est pas tous les jours le paradis ! Sans vouloir tout planifier à l’avance et tout maîtriser, ça demande tout de même un minimum d’organisation au quotidien et de « sacrifices » non négligeables. Quand certains partent deux semaines en vacances avec une grosse valise à roulettes remplie à souhait et ne subissent les contraintes d’un pays étranger que pendant quelques jours, d’autres backpackers comme moi doivent faire preuve de stratégie et de lâcher-prise pour se simplifier au maximum la vie dans la durée.

Quoi qu’il en soit, voyager aussi longtemps est tellement enrichissant que j’ai souhaité vous faire part de mes petits tracas quotidiens que j’ai réussi au final à transformer en rituels agréables. Je vous explique tout ça dans une liste que j’ai pris soin de dresser selon ma propre expérience, et qui j’espère vous permettra de mieux vous rendre compte de ce que j’ai vécu. Alors à tous ceux qui aimeraient partir en backpack un certain temps, voici ce qui vous attend… Grâce à ce beau périple que j’ai décidé d’entreprendre seule, j’ai compris que voyager, c’est aussi :

* Défaire et refaire son sac quasiment tous les jours, et essayer de tout (re)caser dedans.
* Cadenasser son sac dès qu’on quitte la chambre d’hôtel, pour le petit déjeuner, pour le déjeuner, pour le dîner, pour le checkout… il faut un bon cadenas !
* Avoir sans cesse un endroit qui démange sur le corps, que ce soit à cause des coups de soleil, des piqûres de moustiques ou des petites bêtes qui viennent vous chatouiller. Croyez-moi, c’est pénible.
* Laver chaque soir ses vêtements sales à la main en improvisant avec les moyens du bord : sous la douche, dans un lavabo que parfois on ne peut pas boucher, dans une bassine, dans la baignoire, sous un jet d’eau…
* Être obligé de remettre parfois des fringues sales parce que le temps qui passe ou l’humidité ne nous a pas permis de les laver, et s’en contrefiche vu que de toute façon, on va suer à nouveau par dessus…
* Ne pas porter de bijoux, de parfum, de vernis pour limiter le poids dans le sac, les contraintes et les problèmes ! Vive le naturel !
* Ne pas pouvoir boire l’eau du robinet sous risque de rester cloué sur les wc pendant trois jours. Ce qui implique donc de toujours boire de l’eau minérale dans une bouteille industriellement fermée et non recyclée parfois par les locaux…
* Se laver les dents avec de l’eau minérale. Et oui…
* N’avoir sur soi que 3 tee-shirts, 2 shorts, 2 pantalons, 4 culottes, 2 sous-tifs, 2 paires de chaussettes et 3 paires de chaussures et multiplier les combinaisons pour essayer de varier les plaisirs…
* Vérifier plusieurs fois par jour qu’on a toujours bien son passeport sur soi. Sans ça on est fichu.
* Perdre de précieuses heures à capter wifi.
* Parler une autre langue que la sienne chaque jour, à chaque conversation, ce qui implique parfois de gros problèmes de communication.
* Toujours avoir un produit appliqué sur le corps, que ce soit de la crème solaire, du spray antimoustique ou de la crème pour les boutons de moustiques.
* Se lever (parfois très) tôt le matin pour aller visiter les sites en évitant les pics de chaleur et les vagues de touristes.
* En tant que femme, devoir parfois être obligée de se couvrir les épaules et les jambes, par 35°, par respect pour les sites religieux ou pour éviter le regard des hommes.
* Prendre ses marques dans un nouvel hébergement, scruter les moindres recoins pour vérifier qu’il n’y a pas d’habitants indésirables, étaler ses affaires et devoir tout ranger le lendemain.
* Ressentir une profonde tristesse quand on doit séparer son chemin d’une rencontre agréable. Savoir dire adieu ou peut être à bientôt n’est pas chose aisée quand le cœur s’est emballé, même pour un échange éphémère.
* Retrouver des plaisirs simples en goûtant un nouveau mets. Fini le saucisson, le fromage, les produits laitiers, le pain…
* Se rendre compte à quel point sa famille et ses amis comptent. Jubiler du moindre contact établi avec eux.
* Être sans cesse sollicité dans la rue, que ce soit par les chauffeurs de taxi ou tuktuk, les commerçants, les restaurateurs, les hommes… Répondre calmement ou les ignorer pour renfrogner son envie de leur hurler dessus tellement on sature à la longue.
* Passer de longues heures dans le noir en cas de coupures de courant.
* Devoir rester calme face à des situations parfois grotesques ou ubuesques.
* Manger souvent seule au restaurant, ou parfois sur son lit quand en tant que femme, tu ne préfères pas t’aventurer de nuit dans les coins isolés.
* Passer de l’euphorie d’échanger avec des locaux à la désillusion de comprendre que leur démarche était en fait intéressée. Se prendre en pleine face le décalage des cultures et réaliser qu’on aura toujours cette image de touristes blancs riches.
* Devoir souvent se doucher à l’eau froide, même quand il fait frais.
* Faire face à toutes sortes de bestioles, par surprise, plus ou moins méchantes et plus ou moins écœurantes : moustiques, mouches, araignées, fourmis, blattes, lézards, geckos, varans, singes, chiens errants, crocodiles, vaches, éléphants… Seuls les geckos sont mes amis !
* Savoir gérer l’imprévu et garder son sang froid à toute épreuve car il est vraiment déconseiller de s’énerver face aux locaux.
* Faire preuve de vigilance quand on part se baigner dans la mer et qu’on laisse ses affaires sur sa serviette.
* Regarder où on met les pieds dans la rue car les trottoirs sont quasi inexistants en Asie et il faut slalomer entre les trous d’égouts béants, les détritus, les marches et les excréments.
* Ne pas faire de manière dans certains lieux pas très propres. Arrêter d’être maniaque et exigeant et savoir s’acclimater à son environnement sous peine de ressentir un profond mal être.
* Devoir faire la conversion de la monnaie à chaque transaction. Vérifier la monnaie qu’on vous rend. Vérifier d’avoir toujours assez d’argent sur soi mais pas trop non plus.
* Passer parfois de très mauvaises nuits (malgré les boules quies et le masque !) à cause du vacarme des locaux dans les hôtels, des véhicules dans la rue, des coqs qui hurlent à pas d’heure, du manque de rideaux occultants dans les chambres…

Je pourrais continuer mais je pense que vous avez compris l’essentiel. Alors, qui est partant pour me suivre lors de mon prochain long séjour ?!

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